Ma Retraite en Espagne
Épargne et placements financiers à la retraite en Espagne
15 min de lecture

Épargne et placements financiers à la retraite en Espagne

Assurance-vie, PEA, livrets : que faire de votre épargne française quand vous vivez en Espagne ? Guide complet 2026 pour retraités français.

Avatar de Isabel Moreno

Isabel Moreno

Experte en expatriation et fiscalité franco-espagnole

Ancienne conseillère en gestion de patrimoine internationale, Isabel Moreno accompagne depuis 15 ans les retraités français dans leur installation en Espagne, de Valence à la Costa del Sol.

Gérer son épargne et ses placements financiers depuis l'Espagne est l'un des défis les moins anticipés par les retraités français qui s'expatrient. Dès que vous devenez résident fiscal espagnol, les règles du jeu changent radicalement pour votre assurance-vie, votre PEA, vos livrets réglementés et vos autres investissements — souvent au détriment de ce que vous aviez prévu.

⚠️ Information importante

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou financier. Consultez un professionnel qualifié pour votre situation personnelle.

Mal préparée, la transition peut générer une double imposition partielle, des pénalités fiscales en Espagne ou la perte d'avantages accumulés pendant des décennies en France. Bien préparée, elle peut au contraire vous permettre de optimiser la fiscalité de vos revenus du capital dans un cadre légal avantageux. Ce guide détaille point par point ce que vous devez savoir avant — et après — votre installation.

📌 Ce qu'il faut retenir

  • L'assurance-vie française reste valide depuis l'Espagne, mais sa fiscalité change dès que vous devenez résident fiscal espagnol.
  • Le PEA perd son avantage fiscal principal pour un résident espagnol : les rachats sont taxés à l'IRPF espagnol.
  • Les livrets réglementés (Livret A, LDDS) restent ouverts mais leurs intérêts deviennent imposables en Espagne.
  • Déclarer ses comptes et contrats étrangers à l'administration espagnole (Modelo 720) est obligatoire sous peine d'amendes très lourdes.

Ce que change votre résidence fiscale espagnole pour vos placements

Dès le 183e jour passé en Espagne au cours d'une année civile, ou dès lors que votre centre d'intérêts économiques y est établi, vous devenez résident fiscal espagnol au sens de l'article 9 de la Loi sur l'IRPF (Impuesto sobre la Renta de las Personas Físicas). Cette bascule a des conséquences directes sur tous vos actifs financiers, même ceux logés en France.

La convention fiscale France-Espagne prévoit des mécanismes pour éviter la double imposition, mais elle ne supprime pas toutes les frictions. En pratique, la France continue de prélever à la source sur certains revenus de capitaux mobiliers français, et l'Espagne intègre ensuite ces revenus dans le calcul de l'IRPF tout en accordant un crédit d'impôt. Le résultat final dépend de la nature exacte du placement.

Le principe de la résidence fiscale mondiale

L'Espagne impose ses résidents fiscaux sur l'ensemble de leurs revenus mondiaux, sans exception géographique. Cela signifie que vos dividendes d'un PEA, les intérêts de votre Livret A ou les gains de rachat de votre assurance-vie française sont tous déclarables en Espagne, même s'ils sont perçus sur des comptes domiciliés en France.

Cette règle est identique à celle de la France : le pays de résidence a le droit d'imposer les revenus mondiaux de ses résidents. La convention bilatérale détermine ensuite quel pays a la priorité de taxation sur chaque catégorie de revenus.

L'assurance-vie française depuis l'Espagne : ce qui change vraiment

L'assurance-vie est le produit d'épargne préféré des Français, avec plus de 1 900 milliards d'euros d'encours fin 2025 (source : France Assureurs). Beaucoup de retraités arrivent en Espagne avec un ou plusieurs contrats ouverts depuis des années, parfois depuis plus de 8 ans, et espèrent conserver leurs avantages fiscaux.

Pendant la phase d'épargne (pas de rachat)

Tant que vous ne faites aucun rachat, votre contrat d'assurance-vie continue de capitaliser sans imposition annuelle, ni en France ni en Espagne. C'est l'un des rares points positifs : la fiscalité de l'assurance-vie ne se déclenche qu'au moment du rachat ou du décès.

Attention toutefois à l'obligation de déclaration : dès que la valeur de rachat de votre contrat dépasse 50 000 €, vous devez le déclarer dans le Modelo 720 auprès de l'administration espagnole (Agencia Tributaria). L'omission peut entraîner des amendes de 5 000 € par donnée omise, avec un minimum de 10 000 € (article 198 de la Loi Générale Tributaire espagnole).

Au moment d'un rachat partiel ou total

C'est ici que la situation se complique. La France applique en principe une retenue à la source de 7,5 % à 12,8 % selon la durée du contrat, ou une exonération si le contrat a plus de 8 ans et les gains restent sous l'abattement annuel (4 600 € pour un célibataire, 9 200 € pour un couple).

Mais en tant que résident fiscal espagnol, vous êtes considéré comme un non-résident par la France. Le prélèvement forfaitaire libératoire français ne s'applique plus de la même façon : la France peut prélever une retenue à la source de 7,5 % pour les contrats de plus de 8 ans (article 125-0 A du CGI), puis l'Espagne intègre le gain dans vos revenus de l'épargne (rentas del ahorro) taxés entre 19 % et 28 % selon les tranches IRPF 2026.

⚠️ Attention

Un crédit d'impôt espagnol est censé neutraliser la retenue française, mais son mécanisme d'imputation est complexe. En pratique, certains contribuables subissent une imposition effective supérieure à ce qu'ils anticipaient. Faites calculer l'impact avant tout rachat important.

La clause bénéficiaire et la succession

En cas de décès, la France exonère les capitaux transmis via l'assurance-vie pour les primes versées avant 70 ans, dans la limite de 152 500 € par bénéficiaire (article 990 I du CGI). Cette exonération française reste applicable même pour un assuré résident en Espagne.

Mais l'Espagne peut également taxer le bénéficiaire si celui-ci est résident espagnol, via l'Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones (ISD). Les taux varient selon les communautés autonomes, certaines comme Madrid ou Andalousie offrant des réductions significatives. Pour une analyse détaillée, consultez notre article sur le testament et la succession en Espagne.

Le PEA depuis l'Espagne : un avantage qui s'évapore

Le Plan d'Épargne en Actions est l'enveloppe fiscale française par excellence pour investir en actions européennes. Après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu en France (seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % s'appliquent). Pour un résident fiscal français, c'est une niche fiscale très efficace.

Pour un résident fiscal espagnol, l'équation change du tout au tout.

Ce que dit la convention fiscale

La convention France-Espagne du 10 octobre 1995 attribue généralement le droit d'imposer les dividendes et plus-values mobilières à l'État de résidence. Cela signifie que les gains réalisés sur votre PEA lors d'un rachat sont imposables en Espagne à votre taux IRPF d'épargne, sans bénéficier de l'exonération française.

La France peut prévoir une retenue à la source sur certains dividendes versés par des sociétés françaises (en général 12,8 % pour les non-résidents), imputable ensuite sur l'IRPF espagnol. Mais l'avantage net du PEA pour un résident espagnol est quasiment nul par rapport à un compte-titres ordinaire.

Faut-il fermer son PEA avant de partir ?

C'est une question stratégique qui dépend de votre situation personnelle : encours accumulé, montant des plus-values latentes, durée prévue de l'expatriation. Dans certains cas, il peut être judicieux de réaliser les plus-values avant le départ, en profitant encore du statut de résident fiscal français. Dans d'autres cas, conserver le PEA ouvert sans réaliser de rachat peut être préférable.

💡 Bon à savoir

Un PEA peut être conservé ouvert depuis l'Espagne sans générer d'imposition immédiate tant qu'aucun rachat n'est effectué. Si vous n'avez pas besoin des fonds à court terme, la décision de clôture peut être différée. Consultez un conseiller fiscal franco-espagnol pour simuler les deux scénarios.

Les livrets réglementés : avantages perdus à l'étranger

Le Livret A, le LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) et le LEP (Livret d'Épargne Populaire) sont des produits 100 % exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux pour les résidents fiscaux français. Mais cette exonération est réservée aux résidents fiscaux français.

Dès que vous devenez résident fiscal espagnol, les intérêts produits par ces livrets sont imposables en Espagne dans la catégorie des revenus de l'épargne. Le taux de rémunération du Livret A était de 2,4 % au 1er février 2025 (source : Banque de France). Sur un encours de 22 950 € (plafond Livret A), cela représente environ 550 € d'intérêts annuels, taxés à 19 % en Espagne, soit environ 105 € d'impôt supplémentaire.

La question de la clôture ou du maintien de ces livrets dépend surtout de la praticité : ils restent des instruments sûrs et liquides, même si leur avantage fiscal disparaît.

Tableau comparatif : fiscalité des placements avant et après expatriation

Produit Fiscalité en France (résident FR) Fiscalité en Espagne (résident ES) Impact global
Assurance-vie > 8 ans (rachat) 7,5 % PF + 17,2 % PS après abattement Retenue FR 7,5 % + IRPF ahorro 19-28 % (crédit d'impôt) Neutre à légèrement défavorable
PEA (rachat après 5 ans) 0 % IR + 17,2 % PS IRPF ahorro 19-28 % sans exonération Fortement défavorable
Livret A / LDDS 0 % (exonération totale) IRPF ahorro 19 % sur intérêts Défavorable mais impact limité
Compte-titres (dividendes) PFU 30 % (flat tax) Retenue FR 12,8 % + IRPF ahorro (crédit d'impôt) Globalement neutre
Fonds euros (assurance-vie) Imposition au rachat uniquement Imposition au rachat uniquement (IRPF ahorro) Similaire, déclaration Modelo 720 obligatoire
SCPI en direct IR + PS sur revenus fonciers IRPF général (tranche marginale) sur revenus fonciers étrangers Variable selon tranche IRPF

Le Modelo 720 : l'obligation de déclaration des biens étrangers

Le Modelo 720 est une déclaration d'information (pas d'impôt) que tout résident fiscal espagnol doit remplir s'il détient des biens à l'étranger dépassant certains seuils. Elle concerne 3 catégories distinctes, avec un seuil de 50 000 € par catégorie :

  • Comptes bancaires à l'étranger (total des soldes moyens ou soldes au 31 décembre)
  • Valeurs mobilières, droits et assurances-vie détenus à l'étranger
  • Biens immobiliers situés hors d'Espagne

Le dépôt se fait avant le 31 mars de l'année suivante pour la première déclaration, et uniquement en cas d'augmentation de plus de 20 000 € ou lors de la cession d'un bien les années suivantes. Depuis l'arrêt de la CJUE du 27 janvier 2022 (affaire C-788/19), l'Espagne a révisé son régime de sanctions à la baisse, mais les amendes restent significatives (entre 250 € et 1 500 € par donnée incorrecte ou tardive dans le régime actuel).

⚠️ Attention

La première année de résidence fiscale en Espagne, le Modelo 720 doit être déposé au plus tard le 31 mars de l'année suivante. Beaucoup de nouveaux résidents l'ignorent et se retrouvent en infraction. Faites-vous accompagner par un gestoria ou un fiscal advisor dès votre première année.

Tableau des tranches IRPF Épargne 2026

Les revenus du capital (intérêts, dividendes, plus-values) sont taxés en Espagne dans une catégorie séparée appelée "base liquidable del ahorro", avec un barème propre distinct du barème général.

Tranche de revenus d'épargne Taux IRPF Épargne 2026
0 € – 6 000 € 19 %
6 001 € – 50 000 € 21 %
50 001 € – 200 000 € 23 %
200 001 € – 300 000 € 27 %
Au-delà de 300 000 € 28 %

Source : Agencia Tributaria, barème IRPF 2026 (projet de loi de finances, données prévisionnelles).

Pour un retraité qui réalise un rachat de 30 000 € de plus-values sur son assurance-vie, l'imposition espagnole sera de : 6 000 × 19 % + 24 000 × 21 % = 1 140 + 5 040 = 6 180 €, avant déduction du crédit d'impôt pour la retenue française éventuellement prélevée.

Les placements recommandés pour les résidents en Espagne

Face à la perte de certains avantages fiscaux français, il existe des alternatives légales adaptées aux résidents espagnols.

Les fonds de placement espagnols (Fondos de Inversión)

Les fonds d'investissement espagnols bénéficient d'un régime de transparisation : tant que vous ne retirez pas les fonds, les plus-values sont différées. De plus, la traspaso (transfert d'un fonds à un autre sans liquidation) est fiscalement neutre en Espagne, ce qui en fait un équivalent fonctionnel à l'assurance-vie française pour la gestion de portefeuille à long terme.

Les plans d'épargne retraite espagnols (Planes de Pensiones)

Les Planes de Pensiones permettent de déduire les versements du revenu imposable (dans la limite de 1 500 € par an pour les contributions personnelles en 2026). Ils sont peu adaptés aux retraités déjà en phase de décaissement, mais peuvent intéresser ceux qui cumulent encore une petite activité professionnelle.

L'immobilier locatif espagnol

Pour les retraités qui souhaitent placer une partie de leur capital en actif tangible, l'immobilier locatif en Espagne bénéficie d'un abattement de 60 % sur les revenus locatifs nets dans certaines conditions (résidence principale du locataire). Le coût de la vie et les prix immobiliers restent compétitifs dans de nombreuses régions, comme nous l'expliquons dans notre article sur le coût de la vie en Espagne pour un retraité français.

Stratégies pratiques avant et après le départ

La préparation financière d'une expatriation en Espagne devrait idéalement commencer 12 à 18 mois avant le déménagement. Voici les actions concrètes à envisager :

Avant l'expatriation (12-18 mois avant)

  • Faire un audit complet de vos placements avec un conseiller patrimonial spécialisé en droit franco-espagnol
  • Simuler l'impact fiscal d'un rachat partiel de PEA ou d'assurance-vie avant le changement de résidence fiscale
  • Vérifier la clause bénéficiaire de vos contrats d'assurance-vie et l'adapter si nécessaire
  • Éventuellement clôturer ou réduire les enveloppes dont l'avantage fiscal disparaîtra (PEA notamment)

Après l'installation en Espagne (6-12 premiers mois)

  • Déposer le Modelo 720 avant le 31 mars de l'année N+1
  • Ouvrir un compte bancaire espagnol pour faciliter la gestion courante (voir notre guide sur l'ouverture d'un compte bancaire en Espagne)
  • Vous faire enregistrer auprès d'une gestoría pour la première déclaration IRPF
  • Évaluer l'opportunité d'ouvrir des Fondos de Inversión espagnols pour les nouvelles épargnes

💡 Bon à savoir

Un conseiller patrimonial spécialisé en expatriation franco-espagnole facture en général entre 150 € et 400 € pour un audit complet. Cet investissement peut vous faire économiser plusieurs milliers d'euros d'imposition mal optimisée sur vos placements.

Questions fréquentes

Puis-je conserver mon assurance-vie française si je vis en Espagne ?

Oui, vous pouvez légalement conserver votre contrat d'assurance-vie ouvert en France. Il continue de capitaliser sans imposition annuelle. Mais les rachats seront fiscalisés en Espagne selon les règles de l'IRPF Épargne, et vous devrez déclarer le contrat dans le Modelo 720 si sa valeur dépasse 50 000 €.

Mon Livret A sera-t-il bloqué ou clôturé si je deviens résident espagnol ?

Non, votre Livret A ne sera pas clôturé d'office. Mais réglementairement, le Livret A est réservé aux personnes physiques résidant en France. En pratique, les banques ne vérifient pas systématiquement le changement de résidence. Sur le plan fiscal, les intérêts doivent être déclarés en Espagne et sont soumis à l'IRPF Épargne au taux de 19 %.

Qu'est-ce que le Modelo 720 exactement et quand dois-je le remplir ?

Le Modelo 720 est une déclaration d'information obligatoire que tout résident fiscal espagnol doit déposer s'il détient des biens à l'étranger (comptes, placements, immobilier) pour un montant total supérieur à 50 000 € par catégorie. Il se dépose avant le 31 mars de l'année suivant celle où vous devenez résident espagnol. Ce n'est pas un impôt supplémentaire, mais une obligation déclarative.

Le PEA vaut-il encore quelque chose si je vis en Espagne ?

Très peu. L'exonération d'impôt sur le revenu français sur les gains du PEA est réservée aux résidents fiscaux français. En tant que résident espagnol, vos rachats sur PEA sont taxés à l'IRPF Épargne entre 19 % et 28 %, ce qui annule l'avantage principal de l'enveloppe. Il peut être pertinent de réaliser des plus-values avant le départ pour bénéficier encore de la fiscalité française.

Comment éviter la double imposition sur mes dividendes d'actions françaises ?

La convention fiscale France-Espagne prévoit que la France peut prélever une retenue à la source de 12,8 % sur les dividendes versés par des sociétés françaises à des non-résidents. L'Espagne accorde ensuite un crédit d'impôt équivalent au moment de la déclaration IRPF. En théorie, vous n'êtes pas doublement imposé, mais le mécanisme d'imputation doit être correctement appliqué dans votre déclaration.

Dois-je déclarer mes placements français à l'Agencia Tributaria chaque année ?

Oui. Les revenus de capitaux mobiliers étrangers (intérêts, dividendes, plus-values de rachat) doivent figurer dans votre déclaration IRPF annuelle, dans les cases spécifiques aux revenus de l'épargne (base del ahorro). Le Modelo 720, lui, n'est déposé que lors de la première année de résidence ou en cas de variation significative des encours.

Quelles sont les alternatives d'épargne disponibles directement en Espagne ?

Les Fondos de Inversión espagnols sont l'alternative la plus proche de l'assurance-vie française en termes de flexibilité et de différé fiscal. Les Planes de Pensiones conviennent mieux aux actifs. Pour les liquidités, les dépôts à terme (depósitos a plazo) des banques espagnoles offrent des rendements comparables aux livrets européens, sans avantage fiscal particulier mais avec une gestion simple.

Conclusion

Gérer son épargne depuis l'Espagne demande une véritable réorganisation de votre stratégie patrimoniale. L'assurance-vie reste utilisable mais perd une partie de son avantage fiscal à la sortie ; le PEA devient quasiment inintéressant pour un résident espagnol ; et les livrets réglementés sont fiscalement moins attractifs. En contrepartie, l'Espagne propose ses propres outils d'épargne efficaces, notamment les Fondos de Inversión, et la convention fiscale bilatérale protège globalement contre la double imposition.

La clé du succès est l'anticipation : planifier 12 à 18 mois avant votre départ, vous entourer d'un conseiller patrimonial spécialisé, et respecter scrupuleusement vos obligations déclaratives espagnoles dès la première année. Pour aller plus loin dans la préparation complète de votre installation, consultez notre guide complet pour s'installer en Espagne à la retraite.

Vous préparez votre retraite en Espagne ?

Notre guide premium couvre tout ce dont vous avez besoin.

Découvrir le guide — 9 €